12/05/2020

Préparer son avenir : 3 solutions ? Survivalisme, Permaculture, Vie communautaire

Permaculture : la Ferme de Desnié en Belgique, un jardin d'Éden

Beaucoup d'entre vous sont avisés et réfléchissent à l'avenir pour au moins 2 bonnes raisons :

1°) Il flotte comme un climat d'incertitudes
2°) Vous expérimentez, en tant que salarié ou patron, le manque ......

Et même ceux d'entre vous qui n'entrent pas dans ces 2 cases vont être soumis, tôt ou tard, à des déconvenues économiques face auxquelles nous allons découvrir ensemble quelques solutions déjà pratiquées et/ou à développer !




1°) LE SURVIVALISME

Qui sont les survivalistes ?

Parfois Nature, Parfois Sauvage :) Souvent un peu des deux chez les survivalistes

Définition et objectifs du survivalisme

Mouvement né aux USA et issu de la culture pionnière ou des trappeurs, le survivaliste ou prepper (du terme "prepping" qui veut dire se préparer), est souvent perçu comme un gars rustique, armé de son fusil de chasse et de son stock de haricots pour traverser les grandes étendues glacée ou arides des terres sauvages peuplées de congénères hostiles.

C'est un peu une caricature, même si cet aperçu exprime ce que fut le mouvement à l'origine, soit lors du peuplement et de l'histoire des US ou du Canada.

Là-bas l'armement est encore en self service ou presque et l'auto-défense fait partie des droits de base du citoyen US.

Puis le mouvement a grandi et le "survivaliste" est devenu un adulte en recherche d'autonomie et de capacité à se protéger face à un monde lui semblant aller vers le chaos. Il a désormais ses salons (du survivalisme ou de la survie) et est en passe de devenir un excellent technicien dans plusieurs domaines tels que :

  • La petite agriculture potagère et le petit élevage
  • L'armement et les moyens de défendre des biens ou des personnes
  • La radio amateur
  • Les premiers soins, voire plus et les médecines alternatives
  • Le sport d'endurance
  • L'art de stocker les denrées
  • La production d'énergie alternative
  • La production d'eau potable


Les sites survivalistes sont non rares, voici celui que je fréquente personnellement pour la variété de ses articles et les compétences de Pierre Templar, notamment dans le domaine de la sécurité des biens et des personnes :http://survivreauchaos.blogspot.com/

J'y écris également, pour partager les informations dont je peux disposer.

En tout état de cause, ce qui définit le mieux un survivaliste, c'est sa volonté de survivre, d'être résilient face à des phénomènes qui effraient la majorité.

Le débat des armes :

Que reproche-t-on aux survivalistes ? Essentiellement leur goût pour les armes et la violence affichée de leurs propos parfois extrêmes, ou d'extrême droite (tendance qui a largement infiltré non pas le milieu survivaliste, mais le milieu du tir sportif dans certains clubs). Effectivement, beaucoup sont des tireurs sportifs, des chasseurs, d'anciens (ou pas) militaires.

Glock 17 Gen3- 9mm Black - luxguns.com
Le Glock 17, arme de poing calibre 9 mm, catégorie B sur autorisation préfectorale, très apprécié des tireurs sportifs

Mais limiter le milieu survivaliste à cette grossière caricature est tout aussi extrême que la petite frange de cons que l'on trouve dans tous les milieux sociaux et donc y compris dans celui du survivalisme, basé sur la peur selon les uns ou sur la lucidité selon les autres.

Je suis moi-même devenue survivaliste en 1999, lors de la fameuse tempête qui m'a isolée avec ma fille de 10 mois dans une grande maison glaciale, sans électricité ni chauffage, sans moyen de lui faire chauffer un plat ou un biberon et sans que le moindre voisin ne m'apporte le moindre coup de main. J'ai pu obtenir que sa nounou au village me fasse chauffer son lait et moi je suis restée pendant 8 jours aux salades de lentilles froides en plein hiver.

La pratique des armes ? Mais sincèrement je ne vois pas où est le mal ..... le tir sportif permet de développer la concentration et l'habitude de respecter des règles de sécurité, ainsi qu'un haut degré de responsabilité. Il fait infiniment moins de victimes que la voiture. Les USA connaissent une vague de folie qui ne cesse de m'interroger, parce que récente ...... Quant à la chasse, ce n'est pas elle qui est en cause, mais la folie des abus, de l'alcoolisation et des excès en tous genres. De toute évidence, ce ne sont pas les armes qui sont en cause, mais bien les hommes qui sont derrières.

Avec quoi croyez vous que nous avons résisté en 39/45 ?

Tant que l'homme ne sera pas parfait, il devra parfois se défendre de celui qui parfois l'agressera.  Reste à choisir ses valeurs personnelles, dont le respect de la vie.

Actuellement, je suis personnellement bien plus horrifiée par le climat de dénonciation, les mesures liberticides et le développement militaire des neuro-sciences !

Le débat sur les armes me semble un vrai faux débat tandis que les lois restreignent, jour après jour, le droit d'en posséder. D'autant plus que les grandes cités hors-droit cultivent la AK 47 en cave comme je fais le géranium en pots à la belle saison. La loi ne résout donc pas le problème de sécurité lié aux armes et aux activités terroristes, mais elle désarme les Français jour après jour .....

Pendant que Drones et autres chiens robots (voir Singapour) nous surveillent étrangement et que l'on demande à nos Médecins de trahir le secret professionnel et de vendre nos dossiers médicaux.

Soyez vigilant .... ne vous trompez pas de débat.

Les 2 branches du survivalisme

Les survivalistes ont eux aussi leurs tendances :

* La branche dure qui craint le chaos et le scénario à la Mad Max : elle est souvent plus armée et constituée d'hommes et de femmes plus solitaires (ou en binomes/couples/familles) qui ne croient guère en la générosité ou l'honnêteté du genre humain. Cette branche travaille prioritairement la sécurité des biens et des personnes et la création de Base Autonome Durable (BAD en langage Survie) permettant de se réfugier et de vivre sur stocks pendant une durée plus ou moins longue.

* La branche souple qui pense effectivement que le chaos pointe à l'horizon, mais travaille l'autonomie durable (ce qui va nous conduire à la permaculture) et la transformation de la société (ce qui nous conduira à la notion de vie communautaire) pour y répondre.

Entre les 2 vous avez toutes les nuances possibles, les extrêmes ne représentant sans doute pas plus de 5% des survivalistes. Les premiers traitent souvent les seconds de "Bisounours", soit d'imbéciles heureux qui se feront bouffer ou tuer à la première occasion. Les seconds réfutent l'argument en répondant que la violence n'a jamais rien résolu.

Personnellement, je me positionne le plus souvent en observateur, sagement assise sur mes valeurs personnelles qui restent celles du partage et l'humanisme.

Le survivalisme est-il une solution ?

Oui, mais pas seulement en tant que tel !!!!!!!

Il est évident que le fait d'adhérer à ce courant va vous pousser à acquérir un tas de compétences, devenir polyvalent et vous interroger en permanence sur la société, l'économie, la géopolitique et même les phénomènes géophysiques sans rien vous interdire !

Et ça c'est tout simplement génial.

Vous deviendrez quelqu'un d'informé, en apprentissage permanent. Si vous restez souple dans vos baskets, et évitez toute forme de psycho-rigidité, votre vie sera gage de progrès et de savoir-faire que vous pourrez utiliser pour vos proches et partager en  règle générale.

2°) LA PERMACULTURE

Les jardins - Ferme du Bec Hellouin

Attention aux modèles idéalisés : ils cachent souvent une grosse machinerie de travail et de moyens matériels, voire financiers

Définition de la permaculture :

La permaculture est issue tout droit de la culture potagère ou de la fermette à grand-papa, mais pas que.

Voici un copié/collé (vérifié et approuvé :) ) de Wikipédia

"La permaculture est un concept systémique et global qui vise à créer des écosystèmes1. L'inspiration vient de la nature et de son fonctionnement (qui se nomme aussi biomimétisme ou écomimétisme) et de la tradition. La permaculture prend en considération la biodiversité de chaque système3,4.
À l'origine c’est un concept agricole inspiré par le modèle d'agriculture naturelle de l'agriculteur japonais Masanobu Fukuoka5 (1913-2008). Ce concept a été théorisé dans les années 1970 par les Australiens Bill Mollison (biologiste) et David Holmgren (essayiste). Le terme « permaculture » signifiait initialement « culture permanente » (de l'anglais « permanent agriculture »6) ; puis avec le temps il a été étendu pour signifier « culture de ce qui est permanent dans le sens (sociologique) de pérenne ou viable »7. En effet, les aspects sociaux font partie intégrante d'un système véritablement durable. Cette dernière signification est toutefois sujette à polémique.
Avec ce sens étendu, la permaculture forme des individus à une éthique ainsi qu'à un ensemble de principes. L'objectif étant de permettre à ces individus de concevoir leur propre environnement, et ainsi de créer des habitats humains plus autonomesdurables et résilients, en s'inspirant des fonctionnements naturels dans le milieu où le « design » se construit. L'idée est d'atteindre une société moins dépendante des systèmes industriels de production et de distribution (identifiés par Bill Mollison comme le fondement de la destruction systématique des écosystèmes).
La permaculture utilise entre autres des notions d'écologie8, de paysage, d'agriculture biologique8, d'agroécologie, de biomimétisme, d'éthique, de philosophie et de pédologie6. La permaculture invite à mettre ces aspects théoriques en relation avec les observations réalisées sur le terrain de façon harmonieuse9."

Plus qu'un mode de culture, c'est devenu une sorte de philosophie, de mode de vie, de façon de voir la société et l'usage des ressources terrestres.

La plupart d'entre vous en ont entendu parler, beaucoup s'en inspirent, même si l'image traditionnelle du jardin tout en rond à la tête de cet article ne correspond que très  très peu à la réalité du terrain où la plupart des permaculteurs ont souvent autre chose à faire que de la déco.

La petite ferme de Gaïa (lafermedegaia.net) vit tout à fait et complètement de ses concepts et n'allez pas croire que mes voisins me félicitent, je reste, selon les critères sociaux encore actuels, la représentante d'une frange marginale qui sent le crottin de cheval et se lève au chant du coq.

Voici un "dessin" illustrant tout à fait l'élargissement du concept de permaculture à celui d'une nouvelle forme de société :

Qu'est ce que la permaculture ? - Permaculture

Ce qui nous amène au second point :

Les dérives possibles de la permaculture, ses différentes tendances

J'ai une profonde admiration pour ces permaculteurs d'origine qui pensaient non seulement autonomie alimentaire, mais aussi développement durable, protection de l'environnement et meilleure gestion de nos ressources naturelles.

Ajoutez la lecture de Bill Mollison : "Introduction à la permaculture" à vos favoris et je vous assure que vous serez , au choix, moins con ou plus intelligent.

Le permaculteur est un opportuniste de la nature, ses mauvaises herbes deviennent des alliées et même des consommables ou des médicinales, le hérisson est son meilleur ami, le canard coureur indien dévore gratos ses limaces en excès tandis qu'il laisse gambader les ronces histoire de manger leurs fruits et constituer un environnement biodiversifié.

Mais de là à devenir à la fois cultivateur, économiste, enseignant, médecin et surtout dictateur, il n'y a qu'un pas qu'il ne faut pas franchir. Les permaculteurs ne se privent pas de critiquer notre société et n'ont pas toujours tort (je suis d'ailleurs la première à le faire), mais faut-il pour autant prétendre être en mesure de penser pour tous ?

C'est ce qu'illustre tout à fait le dessin/schéma du dessus : une mutation sociologique me semblant excessive et qui ne devrait pas sortir ou déborder hors d'éco-village librement constitués.

Vous allez me répondre qu'ils ne font pas ça : ils se contentent de réfléchir, de proposer, d'élaborer, de créer ?

Oui et Non : tout comme le mouvement survivaliste, le mouvement permaculteur a ses extrêmes et sa "Green Police".

  • Vous utilisez un antilimaces : vous êtes tout simplement un incompétent et un meurtrier (alors que le Ferramol est non toxique pour les autres espèces).
  • Vous prenez des antibiotiques : mais mon ami, vous n'y pensez pas ?
  • Vous tuez vos rats ? Salop va !!! Avec du poison ? Psychopathe pollueur ....
  • Vos enfants regardent la télé plus de 30 minutes par jour : vous êtes irresponsable
  • Vous devriez penser à la cabane en bambous, la maison à hérisson, la méditation et l'apprentissage du Reiki


Etc....

Bref, tous les bien pensants qui se rassemblent autour de la permaculture pensent bien ... Si bien qu'ils en deviennent 1) chiants et 2) dictatorials. Ils confondent la permaculture avec autre chose et ne vont pas tarder à créer des micro-sectes (c'est sans doute le cas dans certaines communauté).

La seule sonnette d'alarme que je me permet de tirer est celle de la liberté de penser et du discernement, afin que la permaculture ne devienne pas autre-chose .....

Comment devenir permaculteur ?

1) Il va vous falloir un tout petit espace de culture, même 25 m² suffisent car chaque espace est sacré et possède son utilité, c'est l'un des principes clefs. Enfin il vaut mieux un petit espace 100% compris qu'un grand volume délaissé ou maltraité.

2) Enseignez-vous et commencez par le livre de Bill Mollison, il est très bien fait, allez visionner un certain nombre de vidéos sur youtube, tout en gardant votre discernement. Par exemple, la ferme du Bec Héllouin n'est pas du tout un modèle de permaculture accessible ou réel, au sens où l'on parle de 20 hectares, plus de 5000 fruitiers plantés et des moyens financiers colossaux, ainsi qu'une structure professionnelle avec salle de formation etc.... : c'est un modèle que l'on vous vend. Je n'ai pas trouvé de modèle parfait ou représentatif, mais en surfant, vous vous ferez une idée.

3) Réfléchissez à ce que vous souhaitez vraiment, c'est une troisième étape incontournable : votre vie, vos objectifs, le temps dont vous disposez, vos moyens matériels, ce que veulent vos proches

4) Commencez par de petites choses bout à bout : 10 m² de potager et 3 poules + 1 espace sauvage ? Des poules qui retournent le potager lorsqu'il est au repos ? Il n'en faut pas plus au départ

La permaculture est un formidable outil de développement personnel, d'autonomie et de gestion des ressources !

3°) LA VIE COMMUNAUTAIRE (et non pas le communautarisme)

Michel Ligier - Les Babas Cool - YouTube

L'équipe des "babas-Cool" (1981), Film drôle, plein de justesse au second degré

Organisation sociale humaine : origine et évolution

Depuis la nuit des temps, l'homme se regroupe en tribus (soit groupe de familles proches), en villages, puis il créé des cités, regroupe à nouveau ses industries, ses terres, ses travailleurs, ses penseurs en université etc...

L'homme regroupe et cela fait partie de son ADN !

Il est un être sociable, ne sachant vivre seul, ne pouvant développer à lui seul toutes les compétences nécessaires à sa vie personnelle

A partir de là, parler de communautarisme revient à enfoncer une porte ouverte.

Sauf qu'après s'être regroupé pendant des siècles, et face à son développement démographique, l'homme a fini par se scinder :

  • En catégories sociales
  • En groupes corporatistes
  • Par affinités
  • Par culture
  • Par religion
  • Par idéologie
  • Etc...


Puis, durant la fin du 20ième siècle et à l'aire des 30 glorieuses qui ont suivi la seconde guerre mondiale, il a goûté du plaisir de la toute puissance matérielle et de l'individualisme (je parle bien entendu du monde occidental).

Pour résumé de façon à peine grossière, l'homme est passé du stade tribal de chasseur cueilleur, au stade organisé, capable de pérenniser la production ou la réponse à ses besoins (éleveur/cultivateur), puis il s'est développé, spécialisé, différencié, avant de devenir l'homme moderne et personnel, mais tout à fait dépendant d'un système tentaculaire et cohérent à un niveau mondial.

Cette interdépendance de tous les acteurs du monde développé a ses points positifs : la fourniture de tous les produits et la réponse à tous les besoins, mais aussi sa contrepartie douloureusement sensible : une ultra fragilité que décrit très bien Pablo Servigne dans ses ouvrages  traitant de collapsologie.

Que le pétrole s'arrête et c'est le monde entier qui devient un horrible chaos. Fin de l'histoire ....

Je vous invite à lire Pablo Servigne : "comment tout peur s'effondrer"
Ou d'écouter Yves Cochet sur Youtube ....

Qu'est-ce que la vie communautaire ?

On entend par vie communautaire, le regroupement au sein d'un même habitat, d'un ensemble de personnes différentes et n'appartenant pas à la même famille génétique, mais partageant les mêmes ressources et faisant face ensemble aux besoins et difficultés communs.

La vie communautaire a été largement développée en réponse, voire en opposition au système travail/famille/patrie des années 50, pendant les années 60, notamment par le mouvement dit Hippie. Ce mouvement s'inscrivait en faux contre le consumérisme galopant et post seconde guerre mondiale, tout comme il conspuait le travail et notamment le taylorisme (travail à la chaîne) ou toute forme d'obligation traditionnelle, telle que le couple et la fidélité sexuelle.

"Peace and Love" contre la guerre du Vietnam, l'autorité en général, les obligations de toute sorte en particulier.

Je vous conseille l'excellentissime "les Babas Cool" qui en fait une très bonne satyre illustrant merveilleusement les points faibles de la communauté Hippie.

Nous avons donc en général :

  • Un habitat
  • Un groupe de personnes familialement non liées 
  • Des ressources tout ou partie communes
  • Des besoins traités de façon collective
  • Des règles et valeurs, plus ou moins définies
  • Un ensemble de compétences plus ou moins complémentaires


Il n'existe donc pas de modèle établi faisant état, par exemple, d'une obligation de liberté sexuelle ou d'une obligation d'apport financier : tout dépend de tous. 

La particularité de ce modèle est l'abandon partiel d'un choix de vie individualiste et donc du renoncement à la notion de confort strictement personnel, que ça soit en terme d'acquisition ou de profit. Tout le monde travaille plus ou moins pour tout le monde sans pouvoir se prévaloir d'un avantage personnel.

J'ai fait, sur le site de Pierre, un article traitant de façon plus complète du sujet :

Les difficultés de la vie en communauté :

Il n'y a rien de simple à s'adapter aux uns et aux autres et à vivre en mode collectif. La plupart des communautés crées dans les années 60/70 ont lamentablement échoué sur tous les sujets : partage, liberté sexuelle, pureté des intentions ....

Si vivre à 2 en couple et avec amour n'est déjà pas simple, vivre à x personnes qui s'apprécient (mais pas forcément plus que ça) peut rapidement devenir une épreuve.

Reste quelques points essentiels à configurer :

  • Qui paye quoi ? (le partage des charges)
  • Qui fait quoi ? (le partage des tâches)
  • Le droit d'entrée (la plupart des communautés font payer un droit d'entrée à la ferme, éco-village etc...)
  • Qui profite de quoi ? (salle de bain, télévision, etc...)
  • Notion d'espaces collectifs et d'espaces individuels (chambre personnelle, mais cuisine collective)
  • Obligation de règles de vie (laisser les WC propres)
  • Qui dort comment (et ne veut pas être réveillé)
  • Qui boit ? Qui a mangé la crème à la vanille ?


Et enfin

Qui pense quoi, dans les communautés flirtant avec le communautarisme

Ce qui commence par une histoire d'intérêt général et de philosophie commune ou même d'obligation de survie peut donc rapidement tourner à la souffrance pour l'un ou l'autre des membres, voire pour tous, sachant qu'il en faut peu pour créer des tensions pénibles, fatigantes, puis intolérables.

Reste qu'entre une simple communauté et une secte il peut y avoir une vraie porte vite franchie si un Leader charismatique se dégage et entraîne la communauté vers une dérive bien connue et reconnaissable via quelques critères essentiels :

  1. Perte de vos libertés essentielles (aller et venir, partir, choisir ou non d'être seul, choisir ses biorythmes, sa religion ou ses idées)
  2. Coupure exigée d'avec le reste de votre vie (famille, amis, vie sociale)
  3. Impossibilité de quitter la communauté sans peur (peur de la sanction, des poursuites)
  4. Obligation d'adopter une conduite contraire à vos propres valeurs ou à vos intérêts primordiaux (prostitution, drogue, violence, travail forcé, actions punitives etc....)
  5. Obligation sexuelle avec tel ou telle personne/leader


Vous allez me dire que tout ça est assez flagrant pour le voir venir, mais non, pas tant que ça .... Et une personne "perdue" ou fragile, peut tout à fait préférer se glisser dans une peau de douleurs plutôt que de  rester seule avec un sentiment de peur morbide.

Imaginez que le chaos faisant suite au Coronavirus finisse par créer des pénuries ? Vous avez faim, vous êtes isolé, et là, à 2 kilomètres, un groupe de jeunes plutôt sympas vous propose des les rejoindre. Vous êtes jolie, le leader vous dit rapidement que vous êtes "spéciale", vous avez des conversations passionnantes, vous mangez des légumes du jardin en échange d'un peu de travail et vous ne faites pas attention lorsque quelques regards effrayés se détournent. Puis un jour vous refusez les avances du Leader et le lendemain on vous explique que vous avez une mauvaise énergie, qu'il vaut mieux faire une cure de méditation : isolée et affamée ? Croyez vous vraiment que cela n'appartienne qu'au cinéma ?

Reste que tout comportement "poussé" peut devenir une dérive, sans qu'il y ait comportement sectaire.

Restent quelques points très basiques et pourtant très sensibles :

  • Comportement et Education des enfants
  • Choix des denrées alimentaires achetées
  • Partage des programmes télévisés, radios ou musicaux
  • Comportement des animaux des autres
  • Consommation et usage des biens communs


Mais de façon générale : les animaux et les enfants des autres sont toujours plus mal éduqués que les siens .... 

Comment créer ou vivre en communauté ?

Il existe plusieurs voies d'entrées à la communauté :

  • Acheter ou investir à plusieurs un bien commun, la plupart du temps rural
  • Mettre à disposition son propre bien pour une communauté si il est grand et lourd
  • Payer un droit d'entrée dans une communauté qui recrute
  • Se regrouper de facto face à l'urgence


Mais il vous faudra répondre à quelques critères incontournables :

  • Ne pas être trop "personnel" dans aucun domaine
  • Eviter toute forme de psychorigidité (soit toute forme de pensée de type c'est la vérité)
  • Tolérer les défauts des autres, admettre les remarques sur les siens
  • Composer avec le manque d'intimité
  • Aimer partager ce que l'on a
  • Etre prêt à renoncer à un certain nombre de "choses"


Enfin, très rapidement il faudra :

  • Établir des règles claires
  • Savoir qui fait quoi et quand
  • Dégager un groupe de dirigeants, tournant ou non, pour prendre les décisions majeures
  • Avoir des voies de sortie en cas de crise


La communauté : une vie en équipe ?

j'aime cette définition de l'équipe qui répond sans doute pas mal à la problématique : un groupe de personnes différentes et complémentaires, réunies autour d'un objectif commun,
Hors dans la détresse qui en attend quelques uns au tournant, il se peut que votre survie devienne l'unique projet restant à satisfaire.

4°) 3 IDÉES A VOTRE SERVICE


Pourquoi faire le tri en fait ? 

  1. Devenez un peu survivaliste, soit résilient, volontaire et polyvalent, ne refusez pas l'idée de vous défendre !

  1. Apprenez et mettez en oeuvre la permaculture sur votre balcon : 5 m² de pur bonheur et de réflexion, développez la culture "en sacs" si vous êtes citadin

  1. Et ouvrez vous à l'idée du travail en équipe : communauté d'intérêt, pas nécessairement d'habitat commun, réservé aux plus tolérants d'entre nous !


Les temps qui s'en viennent vont être difficiles, mais aussi passionnants si vous en faites un espace d'apprentissage et de curiosité plutôt que de doute ou de peur :)

Haut les cœurs et bas les masques ?






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